2.Et vous ?
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Les 18 ans de la J, c'est tout de même un événement à ne pas ratter. Ça n'arrive pas tous les jours. Ça lui a fait bizarre à J, elle me l'a dit, d'avoir 18 ans: «je ne pensais pas que cela m'arrive un jour.». Ils étaient pourtant bien organisés. Ils m'étrisaient l'heure et la situation. Ils avaient réussi à avoir les clés de l'apart à la mère-grand de J. Ils devaient manger et aller à la fête de la musique, en ce 21 juin, premier jour de l'été. Place aux vacances et à la chaleur ambiante. Ils avaient tout prévu, sauf...
Ils avaient tout prévu. L'apartement, est dans une belle petite rue paisible en plein centre d'A. Il y a quelques restos. L'apart, lui est sur les toits, avec terrasse, un brin paradisiaque. Ils avaient tout prévu, sauf la fusillade et la prise d'otage à 150 m dans l'resto d'à côté. Ils furent coincés sur le toit. Ils étaient arrivés à l'heure, et heureusement. Un bruit. Ils décidèrent d'aller chercher des chips. Ils sont jeunes et puis cela donne un avant goût, et met en bouche. Ils étaient quatres A, F, M et elle. Le reste du groupe était avec J, les yeux bandés. M et F ont descendu les inombrables marches qui mennent sur la rue. Elles sont remontées aussi vite, malgré la rudesse des escaliers. « Un homme a tiré sur des gens, et il s'est réfugié dans le resto ». Ils ont pris peur, eux, sur cette terrasse. Ils étaient aux premières loges. Un camion de gendarmes est arrivé et on bloqué la rue. Ils ont mis de la musique. Elle s'est crue dans un de ces films. Au fur et à mesure, les gens ne purent plus passés dans la rue. Elle a du mal a le raconter. Ils ont mis au courant les autres. La surprise s'est essouflée tout comme le soufflé préparé par M. Ils étaient déjà là, dans cette putain de situation, depuis deux heures. Ils voulaient profités de la soirée. Gilets par balles, camions, casques, armes, du bleu. Une chose est sure, c'est plus long qu'au petit écran. Plus personnes ne devaient bouger. J s'en est allée, les yeux débandés dans l'apart de A, pas très loin.
Sur le toit, ils ont pris des chaises. Ils ont pris leur mal en patience. Ils ont attendu. Il en aura fallu des signes de bras, des gesticulations et des «monsieurs», pour que ce gendarme en costume bleu, les voit. Les forces de l'ordre ont acceptés qu'ils sortent. Ils ont tout pris, sauf les cadeaux.
En A, il y a des millions rues. Pourquoi celle-ci. Pourqui cette heure ci. Pourquoi ce jour. Et si ils étaient sortis avant, ils auraient pu être les otages. Ils descendent, les escaliers à grands pas. Ils sont face à face à la porte, ils l'ouvrent. Vu sur la rue, vue sur cette rue, cette putain de rue. Juste cette rue. Ils ont eu un mouvement de réflexion, ils se sont regardés, ont flippé, ils s'y sont allés. En route. Ils sont sortis du périmètre de soit disant sécurité. Il aura fallu faire un grand détour pour sortir de cette galère. Les autres sont ailleurs. De coup de fil en appel téléphonique, ils comprirent où ils étaient. Mais dès à présent, J&cie ont pris notre place dans le périmètre. Zut. Miséricorde. Chier. Ils étaient dans l'action et n'ont même pas compris ce qu'il se passé. Puis enfin, ils furent réunis. Le champagne à la main, ils arpentent les rues, à la recherche d'un peu de musique, autre que celle des sirènes. Quelle soirée. Résumé : l'homme a tiré sur sa femme plusieurs balles et puis sur d'autre (je crois). Il s'est réfugié dans le restaurant, un otage à ses côtés. Pour finir, il s'est suicidé. De part et d'autre de la rue, des gens animés par la curiosité. Un atroupement, l'homme est curieux. Ils ont eut un peu de mal à s'estirper de cette situation attypique et dangereuse. Qui lui crut qu'il se passe une telle chose et qu'ils fussent là. Elle aura quand même bien profitée de cette soirée. Allé joyeux anniversaire ma J. A toi, je t'... Tu t'en souviendra, de tes 18 ans. Se baladant dans les rues d'A, ils trouvaient cela étonnant, que tous fassent la fête sans connaître ce drame. Soirée plutôt étonnante et rocambolesque. Ils ont mangé place du P où un concert de légionnaires ne faisaient pas des maracasses. La soirée, la surprise a pris une toute autre forme. Chamboulement sur fond de musique. Il y a des fois, on ne métrise rien. Il y a des fois, où il ne vaut mieux pas savoir. Ne vous déplaise, ils ont quand même dansé la javanaise. Bon vent.
Publié par sö à 12:46:33 dans elle | Commentaires (0) | Permaliens
Elle n'est pas une vieille peau. Elle n'a pas 20 ans, et n'a heureusement aucun cheveux blanc. Elle s'en est allée chez le coiffeur un des ces jours. Maintenant elle a les cheveux courts. Elle a encore toute ces dents moins quatre. Elle a perdu celles de la sagesse. Elle n'a pas d'escarpins, elle préfère les chaussures plates, même si elle n'est pas grande. Elle n'est pas une vieille peau. Elle est rabat-joie? Elle aime pourtant les soirées un peu allumées. Elle n'est pas encore flétrie par le temps qui passe. Elle aime mieux faire les boutiques. «sublime ratatouille à la provencale» c'est écrit, elle le lit, en s'en bat les ovaires, comme on dirait, nous les filles. Elle n'est pas une vieille peau, mais des fois, elle hésite à acheter de l'anti-rides, si si j'vous jure, aux coins des yeux. Elle ne boit pas de café, elle n'est donc pas encore une dame. Merde, elle n'est pas très polie, quelques fois ce putain de mot lui échappe, alors pour se rattraper elle dit : zut. Oui c'est cela, elle essaye de se rattraper. C'est pas évident. C'est comme les garçons, c'est pas évident. Elle aime au fond, se ratatiner sur le canapé, enroulée dans une couverture, un bol de fromage blanc à la main. Elle n'est pas une vieille peau, elle se le demande des fois. Hasbeen, elle l'est sans doute un peu. Est-ce que c'est de sa faute à elle si, elle aime les lampadaires et les cafetières vernis. Elle essaye de se rassurer, elle n'a pas d'amoureux, elle va finir vieille fille, vieille peau. Non, elle ne veux pas s'y résigner. Et puis, zut, elle sera tranquille au moins, seule dans son appart du quatrième avec vue sur la rue. Heureusement, elle aura cette putain de cafetière, mais elle ne boit pas de café. Et puis, elle aura cette vue sur le lampadaire gris de poussière et de pollution, au travers on verra encore un peu le vernis. Elle se rassure. Elle aura encore, son vélo noir vernis, assorti à la cafetière et à sa machine à écrire. Elle en rêve de cette machine. Au bas de l'immeuble, il y a un café-bar. Le long du trottoir, des arbres. Elle vivra rue des vieilles choses et alors. On choisit pas. Surtout d'être une vieille peau. On le devient avec le temps. Elle se rappellera, le temps où elle n'avait pas encore 20 ans. Elle s'en fiche après tout, elle sait faire la sauce pour la salade et aussi la chantilly. Là, pour l'instant elle se rattrape sur la tablette de chocolat. Elle peut profiter encore, de faire des couleurs sans qu'il y est cette idée au dessous : cacher les cheveux blancs. Et puis, il sera là, lui. Ce sera lui qui boira le café. Il lui fera des oeufs le matin. Elle dérive un peu là. Elle se reprend. Une chose est sure, elle n'est pas une vieille peau. Elle ne sera pas une vieille peau. Tu le crois toi ? Il n'empêche, on ne lui fera pas aimer les choux de bruxelles. Elle n'aura pas la mise en plis. C'est si moche. Allez bon vent. Elle tient à le dire, elle n'est pas une vieille peau. Elle n'a pas encore 20 ans, putain de profs laissaient lui le monopole du rêve et de la découverte.
Publié par sö à 10:33:27 dans elle | Commentaires (1) | Permaliens
Qui lui crut, qu'un jour elle se retrouverai là. Elle et son café, un livre posé à contre-sens sur la table, elle est assise dans ce bar, un peu glauque où la lumière y est blafarde. Cela rend les visages plus livides encore. Le fond y est rouge et la décoration plutôt irish. Il pleut. Elle regarde les passants et leurs parapluies. Un ballet de parapluie se dessine devant ses yeux. Il commence à se former des flaques. Quelques enfants tentent encore d'y sauter dedans. Elle se rappelle ces moments là, quand elle avait encore le droit d'être une enfant. Parfois, elle aimerait, avoir sept pour qu'elle puisse le dire: non, moi j'aime pas les épinards. Elle doit s'y résigner, elle aime les épinard maintenant. Elle y pense quelques fois, à ce temps qui passe et qui ne fait qu'un tour pas jour.
Avec son café, elle a droit à du sucre et un biscuit sec à la canelle. C'est pour ça qu'elle le prend, ce putain de café amer. Et puis, ça fait plus dame, elle se le dit quelques fois, elle y pense. Il faut ce le dire, le café ça rend pas plus aimable, non, c'est pas comme les carottes. Elle aimait moyennement quand même la tarte aux carottes. Elle y repense. Ça l'énerve un peu même.
Elle ne sing pas sous la pluie. Personne ne sing sous la pluie, pourtant les parapluies semblent le vouloir. Mais ni elle, ni eux, ne s'en rendent compte. Ils marchent, ne se retournent jamais. Ça elle l'a remarqué, elle devant sa tasse de café. Elle aime à les regarder eux, ces gens. Il y en a de toutes sortes. Elle parle de taille, de la forme du corps et de l'allure. Des grands, des petits, des hommes, des femmes, des gros, des maigres, des osseux, des musclés, des chauves et des bedonnants même. Mais ce qu'elle préfère c'est regarder l'alliance qu'à fait la nature de la forme du corps et de la difficulté des ces gens à s'en servir. Quelque fois, cela donne de curieux specimens. Oui, il faut ce le dire, c'est ça qu'elle aime. L'allure dégaigandée quelque fois, ou plutôt raide de certains. Il y a ce que les gens font de leur corps. Eux, ils ne se rendent pas compte du spectacle qu'ils donnent. Cette beauté. La beauté est dans la rue, dans tous ces gens, ces corps qui grouillent. Les pas qui déferlent sur le trottoir. Les gestes aussi, elle les aime. Un café ne suffit pas pour tous les observer. Il en faut un autre, puis encore un autre. Elle y pense à ces gens. Ils sont beaux. Un toast à la beauté. Tchin à la vie. CHAMPAGNE.
Publié par sö à 10:31:35 dans elle | Commentaires (1) | Permaliens
mais l'herbe repousse, la noblesse tend, elle, à se faire de plus en plus rare et précieuse,
elle repousse certes mais finit par jaunir et se faner, comme à chacun le sait le titre de noblesse de s'achète plus, pour les plus malheureux qui cherchent par tous moyens à se faire un nom parmis la foule des passants
, mais la foule de passant n'est elle pas à sa façon une prairie, où parfois, une fleur, emerge de la masse semblablement immonde de ces brin uniteinté, et cette fleur ne peut elle pas, aspirer à une noblesse, sans avoir à acheter quoi que se soit?
il est rare mais pas impossible que cette fleur existe et meme fleurisse à travers l'immensité de la populace. Mais vous en conviendrez, il n'est que très peu de fleur qui auront cette chance si l'on peut l'appeller ainsi, d'autre en conclurons malheur. Un etre doté d'un pouvoir de supériorité, est-il réellement chanceux.
la chance, est Ô combien abstraite, et les points de vus sont respectable, est ce une chance de pouvoir se permettre de se sentir au dessus si j'ose dire ( et j'ose), du reste de la populace?
en un sens oui, le fameux pouvoir du libre arbitre, entierement effacé par le groupe qu'est la masse, est une chance,
mais le libre arbitre engendre la reflexion, la reflexion, le doute, et le doute le malheur, pour celui qui recherche le bonheur, ce n'est assurément pas une chance ( si tenter qu'il ne recherche pas le bonheur dans la supériorité, ou la libre pensé )
il est des fleurs qui se démarquent, mais le bonheur n'en est peut etre pas plus grand qu'une simple herbe qui parcourt les champs.
il est d'une immense nécessité pour certaines personnes que de s'afficher si je puis dire ainsi sur le devant de la scène, on peut peu-etre y voir un manque quelconque : le bonheur sans doute ?
, peut être, mais il peut aussi, peut être, s'agir d'une sorte de médecine pour vaincre un certain manque de confiance en soi, ou encore un certain manque de profondeur ( de l'ame j'entend bien), combler une grande envie de se montrer, plutôt que de faire travailer son âme ou son intelect.
la recherche du bonheur est une longue quête que chacun tente à sa manière d'y accéder. Il n'y a je pense aucune mauvaise manière. A chacun ses choix, c'est ce qui fait la beauté du monde et sa diversité. il est vrai, que quelque fois quelques herbes font parler d'elles. Mais il n'y a que de besoins différents pour mener à terme sa vie et son bonheur.
une autre question se pose alors, est ce que chaque être, au fond, recherche le bonheur? mais il est fort probable que la réponse soit oui, puisqu'il n'existe pas de personne à ma connaissance qui recherche le malheur, même si certaine personne, ont des moyens, disons "dévian" de rechercher le bonheur ( par la sollitude ou la souffrance, par exemple), il recherche un certain, je pense, epanouissement de la personne
il me semble qu'au fond meme des choses, tous nous le recherchons, en revanche certains ne s'en rendent pas compte, peu etre manque-t-il légèrement d'un peu de questions métaphysiques ou tout simplement ils vivent, ce qui en est deja tres difficile. Il y est des etres qui ont moins à penser que d'autres. La vie n'est pas non plus égale devant la pensée.Mais qui suis-je pour juger ces etres ?
" qui suis-je pour me juger moi- même"
je ne pourrais parler que de mon propre cas, ce qui en est tres difficile, de plus, je pense que nous tentons tous plus ou moins bien de faire les bons choix; mais il faudrait plusieurs vies, pour tout tenter et analyser alors les differentes possibilités choisies.
pour en revenir à la question, de qui êtes vous pour juger les autres, vous une simple humaine, à qui il à était donné la capcité de réfléchir, et donc de juger, non pas d'avoir un jugement juste, mais une critique ou une eloge, une chose qui vous permet de vous créer une propre personnalité
si nous n'avions pas la capacité de juger, que serions nous ?
je ne peux juger, je pourrai seulement en avoir une idée, juger quelqu'un : c'est peser le pour et le contre de chacun pour en découvrir le plus profond. Je ne puis qu'analyser, sans juger : le libre arbitre me guette sinon je le croit. mais nous le faisons tous, il est difficile de voir les differentes formes de la pensée et du droit de jugement.
vous, êtes, je pense, dans la vérité
mais ici je juge vos paroles
la frontiere est fragile, et nous la franchissons a chaque instant
ma vérité n'est peu être pas c'elle d'autres personnes, et pourtant qui auserais dire qu'elles sont fausses?
là en est toute la question.
le mensonge, est peut être parfois, la plus belle, la plus éclatante des vérité
je n'en doute pas : la philosophie nous hante mon chèr
j'en ai bien peur effectivement
Publié par sö à 11:02:20 dans elle | Commentaires (0) | Permaliens
Elle s'est plutot bien amusée à cette soirée. Quand elle est arrivée, la fête battée déjà son plein. Il resté une multitude de choses à grignoter. Elle se mis au parfum. Il en aura fallu des verres de ce délicieux cocktail pour qu'ils soient dans cet état de légéreté apparente. Les mouvements flous devinrent de plus en plus aléatoires et de moins en moins précis. Les corps de dendinaient sur la piste. Elle était bien. Le mystère de la caissière fut résolu. On parla bicyclettes. De choses et d'autres. Tous étaient là. Rencontres. Et tous, on flottait, là, presque inerte mais tout du moins conscient de notre situation.
Il en aura fallu des mouvements de pieds pour qu'on réussissent à danser, pour qu'on soit fatigué. Elle avait passé la journée à cet art, tout d'abords avec elle, sur la pelouse du lycée sur fond de rock& roll où elles furent ravies de se revoir. Nostalgie des moments passées.A elle. Puis le soir au studio.
Elle les observait, elle. Ils portaient plutot bien les espadrilles et la mode parisienne, style dépravé. Elle ne pensait plus à cette journée mouvementée et pleine de colère. Elle se laissait aller à la lueur de la nuit et à l'atmosphère quasi décontenensée. Le vent et la brise de l'air, lui carressaient presque ses joues rougatres duent sans doute à l'alcool et aux plusieurs minutes qu'elle avait passé sur la piste. Elle serait restée des heures assis ici et là à écouter les differentes anecdotes qu'on avait chacun à raconter dans les moindres détails. Il faisait juste le frais qu'il fallait. Ils furent agréables.A eux. Coup de théatre et jeu de scène, dispute mimée et pleurs à tout étage. Révélation d'un grand sens de l'humour, qu'on connaissait déjà. Et l'on s'est fait avoir, nous, comme des cons. De nombreux plans pour l'avenir furent abordés. Ils refaisaient le monde à leur façon, puis on l'a effacé et on a encore recommencait à le créer. Pour ton anniversaire, on en imaginait des vertes et des pas mures.A toi. On se laissa néanmoins envahir par la boisson. Ce soir là, nous fument «un peu portés sur la bouteille» Tous, passerent de nombreux coup de fils aux toilettes. Et l'on se reservi. Et certains durent partir.
Avachis, collés les uns aux autres, encastrés l'un dans l'autre, nous formions un puzzle en apparence travaillé. On s'était juste posé là. Nous écoutions avec une certaine attention post traumatique les blagues de nos camarades de liberté et de débauche. Une certaine histoire de nains. Puis comme un tout un accord, on s'en est allé se couché. Il en aura fallu des combinaisons pour le choix des chambres. Le silence tomba et nous avec. On ne se reveilla qu'au grand jour de 8h. A nous.
Publié par sö à 22:01:46 dans elle | Commentaires (1) | Permaliens
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