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elle

et vice-versa

Présentation

  1. elle. je. amoureuse par moment. gourmande. ridicule. pudique. sensible. madeleine. équilibriste. enrobée. égocentrique. joie. bicyclette. courts. blanche. petite. ici. là. par là-bas. attentive. autonome. pas 20. au sud. à l'ouest. seule. entourée. utopiste.rêveuse. bavarde. calme. patiente. ailleurs. partie. rire...

2.Et vous ?

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scattering ou pourquoi ai-je avouer | 28 janvier 2008

 

 

La voilà éprise à ton égard elle en est désolée.
Comme une envie d'envoyer ce vieux texto.
Que tu recoives ces quelques mots.
Qu'en diras-tu ?
Rire ou désaroi.
Passe-haut ou branle-bas de combat.
Je-m'en-fichisme ou prise de tête.
Aujourd'hui c'est jour de fête.
Questionnement où rien ne fut.
Elle ne pourrait le savoir si cette phrase ne passe les méandres de son esprit.
Elle aimerait connaître le fond de ta pensée, mais la peur l'envahie.

Quelques jours se sont perdus.
Les mots ne sont pas revenus.
Il te revient le droit d'en faire ce que tu veux.
Elle n'attend ni plus ni moins.
Mais ce sera avec joie qu'elle trouvera tes bras.
Elle ne sait pas vraiment pourquoi cet aveux.
Maintenant te voilà au parfum.
Elle aurait tant aimé en parler à quelqu'un.
En ce vendredi soir.
Ils s'en sont allés se coucher dans le noir.
c'est arrivé Elle en est désolée.


Publié par sö à 09:05:40 dans elle | Commentaires (0) |

arf | 20 janvier 2008

 
 
arf.               arf.                                    arf.
 
 
 
 
                      arf.
 
 
 
arf.
 
 
arf. arf.
 
 
 
 
 
 
 
arf.                               
arf.
 
 
 
 
 
arf.arf

Publié par sö à 01:25:04 dans elle | Commentaires (2) |

return. play. pause. eject ... | 12 janvier 2008

   
    Phrases cadancées. À bientôt le jour de Léon la tête à l'envers. Un peu de floconeuse matière s'est très légèrement posée ne laissant malheureusement plus aucune trace blanche. Moment hivernal.

Publié par sö à 09:56:34 dans elle | Commentaires (0) |

jamais au grand jamais | 05 janvier 2008

Parfois, on dit je ne sais quelle chose sans vraiment savoir pourquoi.

...

Je crois que je t'aime, mais je ne sais pas réellement comment te le dire. Alors il arrive, parfois, qu'on s'y prenne mal. Tu sais, je ne suis pas très douée pour ces choses là. Tu t'en fiches, mais bref.

J'en ai marre de tourner autour du pot, d'attendre ce café pour te parler. Jamais au grand jamais cela ne se fera, mais putain quel soulagement de (te) l'avouer. Ce n'est pas que je me fiche qu'on soit ensemble, non, j'en ai envie .Mais il y a comme une forme de résignation qui s'installe. Et puis la vie suit son cours.


"je t'aime"

Publié par sö à 23:50:46 dans elle | Commentaires (0) |

un vieux pull en cachemire et une bonne dose de whisky | 09 décembre 2007

-«Ambroise t'es là ?»

Elle, s'en grilla une, passant le pas de la porte, toute emmitouflée de son écharpe qui étranglait son cou mince et long. Elle réitéra sa question, sans aucune réponse. Elle aurait tant aimé, qu'il pose un de ces bisou sur son front froid du soir. Elle aurait tant aimé, entendre sa voix qui résonne le long du couloir. Elle avança, tentant frénétiquement de quitter une à une ces bottines, laissant apparaître le bas de ces chaussettes, où se logaient une dizaines d'orteils. Elle se servit un verre qu'elle remplit d'eau. Facheuse habitude dont elle ne pouvait se passer. Elle jeta les cendres, de celle qui ne cessée de se consumer, dans lévier. Elle posa son écharpe, comme pour marquer un temps d'arret avec la journée si fraiche de ce mois qu'on aurait tendance à appeler novembre.

Elle était seule, à l'évidence dans cet appartement assez vaste du deuxième étage. Il n'y avait rien qu'elle et le silence de la rue. Elle se dirigea d'un pas lent et hésitant vers les vinyles. Elle en sortie un de sa pochette poussièreuse, et l'écouta. Le crépitement imperturbable du vieux CD, la plongea dans un état d'apparence cotonneuse.

Elle portait ce jean si usé par le temps, qu'on on aurait pu si l'on s'approchait un peu, voir le début de son genou. Elle mis ces pieds taillent trente-huit légerement trente-neuf sur les bords, sur le canapé qu'ils avaient choisi un de ces week-end.

Elle connaissait les paroles quasi par coeur. C'était un de ces morceaux que ses parents lui passaient, étant à peine en age de marcher. Nostalgie et vienne rangaine, elle bu une gorgée d'eau. Elle attendu la fin de la chanson et la réécouta, une fois n'est pas coutume. Elle se laissait bercer par le son légerement ancien et si reconnaissable. Elle respirait au grès de l'air ambiant, qui stagné au alentour de dix neuf degrès. Paisiblement installée, elle aurait voulu à tout jamais conserver cette image tout au fond de sa mémoire. Sensation de l'air au travers de ses poumons, adoration d'un de ces moment privilégié. Elle n'aurait en aucun cas voulu, qu'une chose perturbe, en quoi que ce soit cet instant si délicat, qu'il lui rappelait la première fois où, elle s'était calfeutrée dans le creux des bras d'Ambroise. Elle aimait ses moments de calme et de plainitude apres une journée de travail.

Elle est se que l'on nomme une faiseuse de sacs. Elle coud, invente, fuit le temps à travers ses oeuvres, se piquent parfois les doigts aux aiguilles, trainant ici et là dans son atelier. Elle a un grand bureau, une machine à coudre et d'inombrables tissus, patrons et musiques. De grandes fenetres aussi. Elle aime à travailler à la clarté du jour. Elle aime cet endroit. Quand elle y pense, elle est plutôt attachée aux lieux, aux ambiances et aux atmosphères que l'on peut créer. La beauté d'un espace n'est pas seulement due à son amménagement, non, elle y tient. Il y a la lumière et l'air aussi. Comme si les murs nous racontaient une histoire. D'ailleurs, elle aimait cet appartement. Tout ici la rendait heureuse, elle, Hortense.

N'écoutant que les accords de la musique, son corps commença, sans la permission de sa tête à suivre coute que coute le pas des notes. Ses pieds rejouaient des torsions qu'elle pensait oubliées. Ils effleuraient le sol recouvert d'un parqué vivant. Elle dansait, voilà tout. Ses gestes palpaient l'air, et vivaient à travers l'espace de la large pièce. Les yeux fermés. Fredonnant les paroles en mouvement, elle se sentait libre. Libre de vivre, de se laisser à chaque instant porter par le rythme. Sensation inébranlable de fluidité. Les caresses du vide, la rendait plus radieuse encore. Elle et son grand corps fusionnaient avec l'espace. Appartenance et impossibilité de quitter cet instant. Tout n'est que verité. Rien n'est plus beau que ce parfait accord, de tout un tas d'élément. Moment crée, ambiance à jamais liée. Tout est cousu. Aucun fil parasite. Théatralité de l'ensemble. Elle fait parti du mobilier. Les temps de musique et la respiration de l'air pénètrent peu à peu son corps. Accords et décadence. Danse sensuelle avec le vide. Plus rien n'est à part, tout semble vivre en harmonie. Instant incontrôlable, diversité de la vie. À bat, les mouvements brusques. La grâce est le mot d'ordre. Implacable volonté de continuer. Equilibriste de fin d'après-midi. Prise en flagrant délit de vivre.

«C'est moi.», qu'il dit, Ambroise. Pertubée, arretée nette. Fracassante fin d'un film si et tellement imperturbable, qu'elle en tombe renversée. Acceuillie par la cuir du fauteuil, ponctuellement bien placé. Il pose ses clefs sur la table. A chacun son entrée.


Publié par sö à 09:43:01 dans elle | Commentaires (2) |

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