2.Et vous ?
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Elle fais ses bagages. Elle s'en va. Elle hésite. Qu'emporter ?
Est-ce bien raisonnable ? Les cornichons, la boîte de tampax, le thé, le gel douche, les babibels et quelques mots à croisés. Et la brosse à dents, la valise, son soutien-gorge, le fromage blanc, une bouteille de contrex à la main et les lunettes de soleil sur le nez. Et pourquoi pas le brownie, du papier toilette, du liquide vaisselle, des tongs et un gros livre ? Euh, sinon, le dictionnaire, une boite d'assortiment de biscuits, sa culotte, des oranges avec le pressoir et un jeu d'échec. Puis, son labello, un coussin, un gros pull, des photos, un plan et un coupe ongles. Mais est-ce vraiment raisonnable ? Le portable, la trousse à maquillage, le sandwich sous célophane, le déodorant, un pote, des chansons plein la tête, des souvenirs, des rêves, un sèche-cheveux et des idées. Et sa couette, du muesli, des boules de pétanques, une serviette de plage, un champoing sec, de l'anti-ride, une pomme et des sudoku.
Elle prend son duvet.
Tout va rentrer ? Angoisse du départ. Trac. Envie. Vite! Vite! L'inconnu m'y convie [charles cros ?]
Publié par sö à 23:46:17 dans elle | Commentaires (1) | Permaliens
Il habite au second, dans un immeuble plutôt architecture ultra moderne, que art classique. Un immeuble, face contre route. Une route secondaire, avec des arbres, des trottoirs et cet ilot d'habitations dont fait parti son logement. Spacieux, lumineux et fonctionnel, comme qu'ils disent les agents de l'immobilier, en costume-cravate-malette. Genre noire.
À côté, pas très loin, à moins d'un kilomètre, un parc. Verdoyant, calme, ensoleillé d'ombres, des bancs, une fontaine et des gens. Il aime à paresser dans ce square, bercé par le bruit des passants. Une poussette, des cliquetis de talons. Hauts, il présume. Il ferme les yeux, et écoute attentivement. De petites vieilles assises sur un banc publique. Elles ne fument pas le cigare. Lui si. Donnent des miettes, des bouts de pain aux canards, pigeons et autre animal doué d'ailes. Il n'ai pas seulement un écouteur de vie. Non! Si. Il prend des photos au grès du vent. Film quelque fois. Écrit un peu aussi. Compose des morceaux, plus que mélodieux. Lit son journal et articles en tout genre. Sur l'herbe, sur une chaise ou sur un banc. Jamais dans un arbre. Il n'a plus sept ans, qu'on se le dise. Et puis, il n'y a pas de monte-charge. Non, vraiment.
Il est là, quand il pleut et que personne n'ose s'aventurer dans le parc. Quand il fait beau. Quand, le soleil joue à cache-cache et que les nuages sont les plus forts. Quand il y a du vent aussi. Quand, les bourasques entrainent dans leurs courses effrénées, les feuilles qui jaunissent et les mégots laissés là malencontreusement dirait-il.
L'été il porte un uniforme bleu. Oui, il est agent de sécurité. Histoire de gagner quatre sous, voire un peu plus. Ce n'est pas qu'il aime ce travail. Non, mais c'est ce parc. Cette fontaine immense, qui arrose à qui veut bien s'approcher. Ces chaises rouges souillées par le temps. Et ces gens qui défilent. Haute couture. Bas résille. Les fréquentations changent avec le soleil. Trois heure, les toboggans sont pleins, plus une chaise de libre. Parc complet, qu'il devrait afficher. Tout est éclat. Heure somptueuse. À quatre heure : heure fatidique. L'heure fourre tout, l'heure des à table. L'heure des beignets et du jus d'orange. Confiseries et pains au lait. C'est l'heure du gouter. Tant attendue par les plus gourmets. Cinq heure sonne, les mères remballent leurs rejetons. Place aux dames. L'heure du thé. Et des petits gateaux. Cigarettes et bonnes manières. Le maquaron fait son entré. Le sucre et le lait, se mélangent aux tintements de tasses. Les hommes jouent. À la belote et aux boules. D'autres fument le cigare ou encore la pipe. Heure enfumée. Heure parfumée. Dix-huit heure arrive. Le bal des chapeaux se terminent. Quelques hommes en smoking font leur apparition. Des étudiants, des travailleurs. Heure de fin de journée. Heure de lassitude. Qui laisse place à l'heure des romanciers vacanciers. Recherche, d'un peu de romantisme. Heure de début de repas. Heure rêveuse. Heure de l'ami du soir bonsoir. Heure où les lampadaires prennent le relais du soleil. Vingt heure. Petits gilets, et gros calins. Heure du journal télévisé. Musique d'ambiance et promenades.
Ah ces heures, où la vie se fait plus rayonnante chaques jours. Il se le dit à chaque fois. Et demain. Et demain, tout recommencera.
Publié par sö à 23:12:49 dans elle | Commentaires (1) | Permaliens
Une bouteille de jus d'orange à la main, ses lunettes sur le nez. Elle compte bien passer innaperçut. Pourtant, elle te croise. Une maille à l'endroit, une maille à l'envers. Aurevoir. Un air de déjà vu. Marre d'etre prise pour une conne. De s'engager. Même pas vrai. N'importe quoi, et puis merde. Marre des phrases inachevées. Des mots qui veulent tout dire, où elle n'y comprend rien. Elle s'y perd. Pourquoi etes vous si compliqués. Marre d'être toujours la dernière au courant. Parce qu'elle s'en fout. Oui. Ou parce qu'elle est trop gentille. Ou est-ce sa naïveté. Elle n'est ni naïve, ni gentille. Elle dit merde. Des mots, toujours des mots. Des mots SDF, des mots qui s'envolent, qui passent, qui sont balancés de droite à gauche. Des mots, des gros, des noms d'oiseaux aussi. Elle aimerait en prononcer. Mais, elle s'est engagée. Encore une fois, comme il dirait. Bonne résolution comme elle dirait,elle. La colère lui fait retrouver son style. Pourquoi qu'ils lui disent tout le temps des trucs, des phrases s'en lendemain, des j'me comprend à la sauce aigre douce. Marre des sous-entendus. Saturation. Elle et vice-versa. Un ras le bol général. Marre d'étre cataloguée, elle fait se qu'elle veut. Pourquoi, toujours des conseils, elle va bien. Marre des idées prononcées que personne ne veut poursuivre. Flemme ou grand dilemme. Marre qu'on lui parle quand ca arrange. Parce qu'elle ne veut se mêlée de rien, et qu'au final, elle en sait en peu plus que prévu. Marre des grands mystères, des petits secrets et des actions sans histoires. Elle est juste elle. Un peu de vent, et la voilà chamboulée d'avant en arrière. Marre des murmures et des tais-toi. Des bouts de mots qui restent coincés, comme un morceau de salade entre deux dents. Elle ne s'y fait pas. Heureusement la brosse à dent est là. Elle qui fait qu'on oublie. Qu'on oublie tout. Qu'on ne voit plus rien. Et que finalement, on en saura pas plus. Marre des diners de cons. Marre des phrases en pointillées. Et des exclamations. Des exacts en bref, elle n'en veut plus. Enfin pas aujourd'hui du moins. Marre d'être toujours la personne à qui on dit : non rien. Parce qu'elle a l'impression que rien ne l'a regarde. Et que d'un côté c'est un peu vrai. Marre d'être prise pour une conne. Complot ou je m'en foutisme à son égard. Elle avance de marre de marre, avec ses grands souliers. Comme une impression d'être une vieille chaussette décolorée par le soleil, qu'on a perdu, et qu'on ne veut même pas retrouvée. Marre d'être une croûte dont personne ne veut. Une fin brève et sans explication. Revanche ou adieu.
Il y a des fois, ou elle a cette impression. Folie mensongère. Elle comprend mieux.
Publié par sö à 15:45:17 dans elle | Commentaires (0) | Permaliens
Le prince. Mythe ou légende, rêve de filles. Grandes ou petites, nous les filles, on y pensent. A chaque coin de rue, on tente désespérement, pour quelques unes heureusement de le trouver. D'autres sont plus patientes. Guettent sans bruit, attendent. C'est un peu comme une carte aux trésors. Rechercher, touver. Ce prince. Ce prince de lu. Ce biscuit fouré d'amour. Qui n'attend que votre bouche pour fondre et craquer. Si si j'vous jure. Disons que notre amoureux que nous peindrons comme étant l'amant de toutes les folies, soit dans les parages. Autrement dit nous l'appellerons Prince. Vous voilà, belle comme toujours, les cheveux légèrement dans le vent. Chance, vous portez votre tee-shirt fétiche. Vous voilà, devant lui, au rayon des biscuits ou alors dans une rue bondée. Vous hésitez. Vous prenez le paquet. Choix déjà difficile et courageux de votre part. Vous vous etes laissés séduire par les princes du paquet. Ces princes (environ 24 par paquet) sont tous les charmants jeunes hommes que vous allez rencontrer dans votre vie, qui disons le, est plutot remplie voire débordante de chose plus extraordinaire les unes que les autres. Il n'empêche, que dans le paquet, dans ce paquet. Ce trouve un prince. Votre preux chevalier. Ce petit bout de prince que vous chercher et qui n'attend que vous pour dévoiler et libérer toute sa tendresse. Vous croquez, sucez, léchez le premier bicuit. Il est beau, charmant, simpatique. Votre relation commence. Vous croquez frénétiquement dans la chair de ce BN, de ce prince, de votre amoureux du moment. Votre amour, sera la taille du bichoco. Une fois, le prince de lu, le BN, le bichoco fini, votre amour n'est plus que miettes. Il reste quelques traces de chocolat sur vos lèvres ou aux coins de votre bouche. Il faut les essuyer, ces dernièrs vestiges, d'un amour pas si lointain. Vous devez passer à autre chose. Croquer à nouveau à un autre BN. Croquer à nouveau à la vie. Votre paquet en contient encore et encore des princes. Alors qu'attendez vous ? Le goût du biscuit, le chocolat fondant de son coeur et l'enrobage qui le rend croquant et inoubliable. Voilà exactement à ce que vous pensez. Et puis, il y a ces restes. Et là vous vous rendez bien compte, qu'au fond vous l'aimiez. Ces habitudes, ce goût. Il faut s'en débarasser. Avoir le courage de laisser partir les restes de miettes à la poubelle ou dans la gueule d'une chienne. Des fois, disons le, le bichoco est dur, long à macher, puis il devient tendre, lorqu'on atteint le coeur. D'autre fois, un goût amer, se dégage avec le temps. Heureusement, il était petit ce bichoco. Une chose est sure, vous l'avez compris. La taille du biscuit fourré détermine, le temps passé avec lui. Plus le BN est grand, plus votre amour durera longtemps. Mais meilleur et grand est le bichoco, plus la découverte des bribes oubliées sur la table de ce prince est difficile à avaler. Mes grands-parents par exemple, je dirais qu'ils ont un BN plus grand encore que la tour de monsieur Eiffel. 60 ans de mariage, sans compter les années d'amour qu'ils ont dû passé avant. Le mariage ne veut pas forcément dire durée. Tout dépend, de comment que vous le croquez ce bichoco, ce prince, votre prince. Il y a plusieurs façons. À vous de trouver la meilleure. À vos jeux, à vos amours, à vos bichoco. À vos princes, prêt, partez !
Publié par sö à 21:13:48 dans elle | Commentaires (0) | Permaliens
Ils en avaient envie. De ce voyage. Alors, ils on pris le large, une semaine. Histoire de se retrouver. Eux, ils sont treize. Treize desserts. Il y a L.A.C.E.M.R.S.J.A.L.F.V.S. Liqueur (de cassis) Amoureusement Crumbelé en Etoile (aux citrons), Moelleux (d'un ) Renversé Sablé, Jouissance (d'une grande) Amitié, Lalalalala, Fondue (de) Violette (en) Sorbet. N'importe quoi. Ils s'en sont allés à l'espiguette. Histoire de rire. Histoire de passer une semaine de fête et de chamboulement en tout genre. Ils en auront mangé du sable. Par les trous de nez, les oreilles, les yeux et la bouche, qu'il est rentré ce sable. Ce sable de merde. Elle avait pourtant pris une résolution pour son anniversaire. A bat les vilains mots. Ils ont revu Zoro et ces glaces. Souvenirs differents. Le beau ciel bleu, n'a pas été tous les jours au rendez-vous, le sable si. Les rayban sur le nez, la crème solaire dans le sac. A nous l'aventure. Ils en auront fait des kilomètres pour avoir le privilège d'enfouir leurs pieds dans le sable et de pour pouvoir palper l'eau froide de la méditérannée. À eux, le sable chaud et la froidur de la nuit. De nuit beige en nuit blanche, ils auront quand même réussi à bronzer. Puis il y aura eu des coups d'soleil, des coups d'amours, des coups d'je t'aime. Des chansons, des airs fredonnés à tu-tête. De poum poum tchak en docteur hannibale, en passant par j'ai encore rêvé d'elle, j'ai mal dormi. Il est vrai, ils n'auront pas très bien dormi. Le sol est dur quand on y repense. Ils auront tenté de se rentrer à treize dans cette voiture, façon légo. Ils se seront légofiés. Rires. Il y aura eu cette bonne ambiance du début à la presque fin. Quand R.E.J.S sont partis, un vide. Une impression d'amputation. Passons. Ils en auront installé des tentes. Grands nombres de sardines furent utilisées. Des tentes, ils en ont installés. Ils les ont jetés. Si si, dans les airs, qu'elles se sont dépliées telles des chenilles devenant papillons. Ils en ont perdu le maillet de force de les planter. Non loin des sanitaires refaient et de la mer, qu'ils se sont installés. En y repensant, ils auront mis l'ambiance aux soirées kitsch du camping. À la recherche de l'ombre, ils se sont rapprochés des voisins. À la recherche du temps perdu et à l'ombre des jeunes filles en fleurs pour les garçons. Elles en auront croisé et décroisé des beaux, à casquette, musclés, des bronzés voire métissés, des blonds et des simpas. Et puis, elles ont retrouvé Robert, Marcel et Albert, les pieds dans l'eau. Retour à la réalité. Ils auront péché des tellines, les pieds dans l'eau. Ils les auront mangé. Le nutella fut notre meilleur allié. À coup de cuillère, qu'ils l'ont attaqué. De petits déjeunés en repas, les journées se sont passées. La semaine s'est achevée. À coup de poum poum tchak, ils s'en sont allés faire les courses, à la recherche d'un peu de fraicheur. Rayons des surgelés.Payement par liquide, caché dans une somptueuse chaussette. L'an prochain, nous devons investir dans un porte monnaie digne de ce nom. Ils auront cherché des satellites et des coquillages aussi. Puis comme un tout un accord, ils ont du se rentrer. Retour, et divergence de vacances. Un merci à mes douzes desserts pour cette somptueuse semaine à vos cotés. Allez rendez vous à l'an prochain sinon, attention, j'ai des relations, je connais vos parents.
Publié par sö à 21:40:01 dans elle | Commentaires (0) | Permaliens
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