2.Et vous ?
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-«Ambroise t'es là ?»Elle, s'en grilla une, passant le pas de la porte, toute emmitouflée de son écharpe qui étranglait son cou mince et long. Elle réitéra sa question, sans aucune réponse. Elle aurait tant aimé, qu'il pose un de ces bisou sur son front froid du soir. Elle aurait tant aimé, entendre sa voix qui résonne le long du couloir. Elle avança, tentant frénétiquement de quitter une à une ces bottines, laissant apparaître le bas de ces chaussettes, où se logaient une dizaines d'orteils. Elle se servit un verre qu'elle remplit d'eau. Facheuse habitude dont elle ne pouvait se passer. Elle jeta les cendres, de celle qui ne cessée de se consumer, dans lévier. Elle posa son écharpe, comme pour marquer un temps d'arret avec la journée si fraiche de ce mois qu'on aurait tendance à appeler novembre.
Elle était seule, à l'évidence dans cet appartement assez vaste du deuxième étage. Il n'y avait rien qu'elle et le silence de la rue. Elle se dirigea d'un pas lent et hésitant vers les vinyles. Elle en sortie un de sa pochette poussièreuse, et l'écouta. Le crépitement imperturbable du vieux CD, la plongea dans un état d'apparence cotonneuse.
Elle portait ce jean si usé par le temps, qu'on on aurait pu si l'on s'approchait un peu, voir le début de son genou. Elle mis ces pieds taillent trente-huit légerement trente-neuf sur les bords, sur le canapé qu'ils avaient choisi un de ces week-end.
Elle connaissait les paroles quasi par coeur. C'était un de ces morceaux que ses parents lui passaient, étant à peine en age de marcher. Nostalgie et vienne rangaine, elle bu une gorgée d'eau. Elle attendu la fin de la chanson et la réécouta, une fois n'est pas coutume. Elle se laissait bercer par le son légerement ancien et si reconnaissable. Elle respirait au grès de l'air ambiant, qui stagné au alentour de dix neuf degrès. Paisiblement installée, elle aurait voulu à tout jamais conserver cette image tout au fond de sa mémoire. Sensation de l'air au travers de ses poumons, adoration d'un de ces moment privilégié. Elle n'aurait en aucun cas voulu, qu'une chose perturbe, en quoi que ce soit cet instant si délicat, qu'il lui rappelait la première fois où, elle s'était calfeutrée dans le creux des bras d'Ambroise. Elle aimait ses moments de calme et de plainitude apres une journée de travail.
Elle est se que l'on nomme une faiseuse de sacs. Elle coud, invente, fuit le temps à travers ses oeuvres, se piquent parfois les doigts aux aiguilles, trainant ici et là dans son atelier. Elle a un grand bureau, une machine à coudre et d'inombrables tissus, patrons et musiques. De grandes fenetres aussi. Elle aime à travailler à la clarté du jour. Elle aime cet endroit. Quand elle y pense, elle est plutôt attachée aux lieux, aux ambiances et aux atmosphères que l'on peut créer. La beauté d'un espace n'est pas seulement due à son amménagement, non, elle y tient. Il y a la lumière et l'air aussi. Comme si les murs nous racontaient une histoire. D'ailleurs, elle aimait cet appartement. Tout ici la rendait heureuse, elle, Hortense.
N'écoutant que les accords de la musique, son corps commença, sans la permission de sa tête à suivre coute que coute le pas des notes. Ses pieds rejouaient des torsions qu'elle pensait oubliées. Ils effleuraient le sol recouvert d'un parqué vivant. Elle dansait, voilà tout. Ses gestes palpaient l'air, et vivaient à travers l'espace de la large pièce. Les yeux fermés. Fredonnant les paroles en mouvement, elle se sentait libre. Libre de vivre, de se laisser à chaque instant porter par le rythme. Sensation inébranlable de fluidité. Les caresses du vide, la rendait plus radieuse encore. Elle et son grand corps fusionnaient avec l'espace. Appartenance et impossibilité de quitter cet instant. Tout n'est que verité. Rien n'est plus beau que ce parfait accord, de tout un tas d'élément. Moment crée, ambiance à jamais liée. Tout est cousu. Aucun fil parasite. Théatralité de l'ensemble. Elle fait parti du mobilier. Les temps de musique et la respiration de l'air pénètrent peu à peu son corps. Accords et décadence. Danse sensuelle avec le vide. Plus rien n'est à part, tout semble vivre en harmonie. Instant incontrôlable, diversité de la vie. À bat, les mouvements brusques. La grâce est le mot d'ordre. Implacable volonté de continuer. Equilibriste de fin d'après-midi. Prise en flagrant délit de vivre.
«C'est moi.», qu'il dit, Ambroise. Pertubée, arretée nette. Fracassante fin d'un film si et tellement imperturbable, qu'elle en tombe renversée. Acceuillie par la cuir du fauteuil, ponctuellement bien placé. Il pose ses clefs sur la table. A chacun son entrée.
Publié par sö à 09:43:01 dans elle | Commentaires (2) | Permaliens
Vieux film en couleur, cigare oblige, à la lueur d'un réverbère, ils avaient fini par s'étreindre. Riants et grelottants, ils ne savaient que faire. Après de longs moments respirants le silence, le seul mot prononcé fut le doute. Ils restèrent coi devant les passants. Anesthésiés par le froid et l'alcool. Rien ne laissait paraître, grands acteurs, même eux n'en savaient rien ou tout. Leurs têtes se balançaient de gauche et de droite. Des bouffées d'air chaud rencontrèrent l'atmosphère cocasse de cette fin de soirée. Ils s'excusèrent encore et encore. Comme ces habitudes installées, ils ne pouvaient clairement se prononcer. Parce qu'il y eu ces jeux de regards, de rires, de méchanceté et de mensonges. Ils se haïssaient, c'est indéniable. Futilité ou existentialité de la scène. Aucun sous-titre pour les aider, une version originale plutôt répétitive. Complexité des sentiments, parce qu'il est ce petit chose qui fait que cela ne se pourra pas. Et pourtant, ils s'encastrèrent de moitié sans savoir que dire et que faire. Conversation haltérée par la fatigue. Ils s'éloignèrent, se rapprochèrent, réflexion plus ou moins compréhensible. Si seulement, ils savaient...
Publié par sö à 15:54:15 dans elle | Commentaires (0) | Permaliens
Elle n'aime pas qu'on parle de ces problemes entre pays, de toutes ces choses qui se passent. Les informations, elle a du mal. Elle se rend compte comme à chaque fois, puis elle l'oublie. Et alors, cela réapparait. Elle sait tout ça. Les gens sont cons, la vie n'est pas toute rose. Entre villes provisoires et kalachnikoves. Entre les suicides en entreprises et la pollution. La vie devient de plus en plus grise. Le vert s'enfuit et la joie de vivre aussi. Elle en a l'impression. Des questions, des questions, toujours des questions. Des ptits trous, des ptits trous, encore des ptits trous. Et pourtant avec ça il faudrait continuer de vivre. Si simplement, qu'elle en a du mal. Aimer les petites choses qui font encore la vie. Serait-ce la solution ?
Publié par sö à 21:12:16 dans elle | Commentaires (0) | Permaliens
On est le 2 sept.04. je rentre demain à 14h en 3°. Ce soir, à 17h, je vais au coiffeur. Il est 15h44.
Le 20 mars 2005 : il fait beau donc c'est cool !
Aujourd'hui 15 mai 2005, j'ai mes règles et alors ? Je me suis levée tôt, pour pouvoir déjeuner dehors, lorsqu'il ne fait pas encore trop chaud, il faisait frais c'était trop bien. J'ai d'abord joué à anagramme dans le Téléloisir puis à l'affamé et puis je suis devenue un serial killer (une tueuse en série) de fourmis (mon arme secrète : un stylo poussoir), lieu du crime : la table du jardin. Mobile : je ne sais pas (peut être par peur qu'elles rentrent, montent dans mon bol de lait) Beurk !! On était dimanche, j'ai crée une bague. Je me suis étirée et j'ai fait mes devoirs. Bravo !!
Aujourd'hui 9 fèvrier 2006, c'est jeudi, j'ai le nez légèrement bouché. Il y a eu du vent today ! J'ai reçut une carte postale de miss Julia. Trop drole !! J'ai décidé de m'acheter un carnet ou un cahier (un qui me plait) et de coller tous les jours une photo ou une image que j'ai envie, du moins on va essayer. Aujourd'hui, Blandine de ma classe est tombée de sa chaise, toute la classe a AH ! AH ! AH ! Et oui la pauvre. Bon I'm so contente dans 2 jours c'est les vac's !!
" A quoi sert d'économiser de l'argent pendant 35 ans si lorsque arrive le moment d'en jouir, il ne vous reste plus de temps à vivre ? "
On est le 5 août 2006, il fait beau et chaud mais moins qu'avant. Il y a du vent, ça rafraîchit. Mais il fait chaud par rapport en Irlande, où j'étais pendant 2 semaines avce Alice (soeur) et Mathilde Reix ainsi que des gens extra. C'était bien simpa !! Je suis sensée ranger ma chambre car ce soir les Reix, les Jouves et Frans doivent venir manger le repas que mam' est en train de préparer dans la cuisine. Alice est à la douche. Papa devant l'ordi, il joue au go. Mahé doit somnoler devant le canapé. Et moi j'écoute Les Alcoolytes dans mon MP3 que j'ai eu pour mon anniversaire. J'ai mal à la main d'écrire. Je pers l'habitude pourtant il va falloir me réhabituer pour la rentrée (la vuelta en espagnol). Il est 4h45 pm. C'est l'heure de goûter. Il y a vraiment beaucoup de vent mon rideau bouge. Je chante, j'écoute. Vive tout. " danser chanter trinquer à ta santé" parole de la Mère des Alcoolytes.
Juste un mot pour dire : PROUT ! Et oui on se retient et puis vient le moment tant attendu.
Publié par sö à 21:11:55 dans elle | Commentaires (0) | Permaliens
JP je ne penses plus à toi . Soulagement intérieur qui me fais le plus grand bien. Malgrè que tu vives non loin, avec elle, si mince, distante et rancunière. Toi, menteur. Que dire de plus, tu m'a hanté, prise pour une naïve et menti. Tu lui a menti aussi à elle, prise pour une conne et hanté. Tu as du te sentir aimé. Menteur, profiteur, dégage. Tes paroles m'ont blessé, tes baisers et tes bras m'ont manqué. Ta façon d'être, ta tête d'enculé. Menteur.
Publié par sö à 00:38:36 dans elle | Commentaires (0) | Permaliens
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