2.Et vous ?
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Ambiguïté des pronoms. Et si c'était son histoire. Elle, imaginaire et qui vit à travers ces mots. Et si elle n'était qu'une illusion. Si elle n'était pas moi. Cela changerait-il. Et si elle n'était qu'une façon de dire je. Qu'en pensait si c'était mon histoire. Elle n'est pas, seulement à la lueur du jour, où les lampadaires de nuit rencontrent l'aurore et les premiers mouvements des endormis. Quand, le froid pénalise les doigts réfractaires aux gants. Des nuées de fumées prennent leur envol à chaque respiration. Seule, elle semble heureuse. Les pares-brises sont recouvers d'une très légère couche de glace, qui énervent les conducteurs en retard. Le soleil est encore voilé à cette heure ci du jour. Parfois, du brouillard. Mais comme chaque fois, une chorégraphie de volets ne cessent de s'effectuer, pour le plus grand plaisir des spécialistes. Une incessante reproduction d'un enchainement répeté à la perfection. Les mines qui n'arrivent à s'estirper de la chaleur du lit, émergent au fur et à mesure que les informations défilent à la radio. Et si ce matin, c'était le tien. Continuerais tu d'ignorer la beauté des choses. Parce qu'elle adore les matins d'hivers. Les nez se retractent dans les écharpes, les joues se rougissent. Les lampadaires s'éteignent un à un le long de la route, créant une allée d'honneur pour l'arrivée du soleil. Et la magie de l'aube, s'estompe le temps d'un instant, tout devient vie. Les passants ne laissent plus s'exprimer la douceur du monde. Souvenir à jamais timbré comme une lettre à la poste. Ce temps qui n'appartient qu'à celui qui le voit.
Publié par sö à 20:43:10 dans elle | Commentaires (0) | Permaliens
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