2.Et vous ?
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Les yeux fermés, le doigt pointé en avant, le dictionnaire ouvert. Ce mot là se glisse entre la page et son épiderme. Libre. Elle est pensive. Inspiration et perplexité se mêlent à travers ses neurones. Quoi de plus beau que penser à la liberté. Libre, elle aurait aimé se retrouver, un foulard de soie recouvrant se chevelure. Elle porterait de belles montures d'une couleur sombre qui souligneraient la forme de son visage. Elle serait maquillée juste ce qu'il faut pour la rendre encore plus belle. Il serait là, à ses côtés. Les cheveux au vent, ils rouleraient. Noire, serait la voiture. Ils arpenteraient les hauteurs de la côte. Du blues bercerait leur voyage. En fond, on entendrait les cigales. Si l'on est attentif, on pourrait reconnaître le roulis des vagues se brisant sur les rochers. Il y aurait du soleil, il y ferait doux. Il lui murmurerait des mots tendres à l'oreille. Ils seraient là, heureux et amoureux. Ils ne dépendraient de personne. Le paysage serait comme des cartes postales se chevochant. Pas un seul de ces lieux ne mériteraient qu'on ne lut regardé avec un peu d'attention, pour y découvrir toute sa splendeur. Les arbres danseraient, la route filerait avec grâce sous les roues de la voiture. Tout se passerait avec légèreté. Ils auraient des regards fluides, des regards qui fusent. Ils s'abandonneraient dans leurs pensées. Ils s'arreteraient dans une crique. Seuls, ils dénouraient leurs vêtements pour ne laisser paraître que la nudité de leurs corps. Délicatement elle lacherait ses cheveux au grand air. L'eau serait bleue. D'un bleu profond qui ne laisserait personne indifférent. Un bleu qui vous transpercerait de beauté. Ils se plongeraient dans ce bleu doré. Ils seraient libres. Libre de vivre. Ils profiteraient de chaque instant comme si ce fut le premier. Ils profiteraient de la douceur du jour. De la tranquilité du vent. De l'onctuosité de l'eau. De la symphonie des cigales et des vagues rencontrant amoureusement les rochers. Le peu de sable serait comme un tapis de fleurs. Le soleil serait sage. Ils profiteraient de la brise qui rabattrait juste ce qu'il faut de mèches sur son visage. L'ambiance serait feutrée. Les sons y seraient ouattés. Ils se baladeraient dans les nuages cotonneux, légers et aériens. Soyeusement, la journée se passerait. Ils seraient comme enveloppés d'un voile de dentelle vaporeux. Journée moelleuse et onctueuse, chantilly.
Publié par sö à 17:47:56 dans elle | Commentaires (0) | Permaliens
C'est officiel. Je ne plais pas aux garçons. Enfin, elle ne plait pas aux garçons. On s'en rend compte un peu brusquement parfois, c'est arrivée ce soir. Comme une coupure d'électricité. On ne sent rend compte, que lorsque que cela nous arrive. Elle a voulu les croire. Esperer au fond d'elle-même, ne pas être une pestiférer, une horreur ambulante. Mais, elle n'est décidément pas belle, c'est une évidence. Elle n'est en aucun cas attrayante, ni même appetissante. On ne la regarde pas, elle n'attire par l'oeil futile et volubile des garçons à la recherche d'une proie abordable et sublime. Elle n'est pas digne des ces égards. Alors, je vous pris, elle vous prit d'arreter les : «mais si, tu es jolie» des grands-mères et amis trop prévenants et les «mais non, tu n'es pas grosse» des soeurs et des mamans trop affectueuses. Arretons d'etre gentil et mielleux surtout sur les bords. Arretez de me prendre pour une gateuse, à qui on rabat les oreilles qu'elle n'est pas hideuse. Elle ne l'est peu-etre pas, néanmoins, elle n'est pas attirante, ni séduisante. Comme un grain de sable parmi tant d'autres. On ne la remarque pas. À quoi cela est-il dù ? Qui peut le savoir ? Les garçons sans doute en sauraient plus que moi. Elle passe innaperçut, toujours. Est-ce son caractère ? Je ne sais, elle n'en sais rien. Elle se pose certaine question, qui lui permettent de se remettre en cause. Elle n'a pas la bonne technique d'approche ? Il me semble juste qu'elle ne soit pas séduisante. Elle n'a pas la carure, ni l'allure de celles qui plaisent. Elle est là, assise sur un fauteuil, et on lui parle, on n'oublie pas son prénom, évènement rare. Mais, tous sont attirés par d'autres demoiselles plus tout. Elle ne les reverra jamais. Elle ne voulais pas de J-E, mais, elle se sent dépourvue d'intêret. La copine juste appréciée, qui se fait invitée pour que monsieur puisse rencontrer l'amie de celle-ci, à laquelle il prète beaucoup plus d'attention. On se sert d'elle, comme d'un tire-bouchon ou d'un appat. Elle est simpa, oui et encore juste appréciable en bordure. On ne la rappelera pas. On ne prendra d'ailleurs pas, son numéro. On ne lui offrira pas de verre. On la traitera même de rapiate. Elle ne sait que faire. Si certains passants ont des propositions je les accepte. La critique fait avancer. Un bon soir, provenant de la masse. Elle s'en est allé, personne ne l'a remarqué. Un aurevoir sans histoire.
Publié par sö à 04:58:12 dans elle | Commentaires (4) | Permaliens
Pantalon de velours t'as l'eau à la cave. Excitation et fièvre. Ton corps, tu trembles. Un peu de peur. Envie. Passions. Aout, mois de la raison, de la remise en question. Chamboulement. Les articles d'école arborent les gondoles des boutiques réfrigérées où se mêlent des steak et des cures-dents. Agenda. Obligation. Un cartable carré, bien à la mode de chez nous plutot vintage des années primaires quand on commencait à aligner trois quatre mots. On a encore de beaux jours devant nous les poulettes. Tous vous partez. On s'appelle on se fait une bouffe. Bouh je suis le monstre. Pause. Retour en arrière. Et puis tu zappes. Une soirée papotage, et non pas entre filles. Déçut ou ennivré. Tu marques page. Cadres ou portes de placard. Reccupération en plein centre ville. Nouveauté. Un slim, révolution ou à la mode. Désir d'appartenance ou seul choix dans l'étalage. Glaces en cornet, une boule cactus et toi, pour moi se sera une boule fraise-basilic. Hum. Qui ne tentent rien à rien. Prise de risque. Rarissime. Elle n'aime pas le rock et le rap allemand. Little miss sunshine à voir et à revoir sans modération comme on mangerait des dragibus ou des snikers glacés à volonter. La ligne. You're fat. Désolation. Carottes vichy, dégout. Semaine de l'art en tout genre. Un peu de honte et d'excuse. On ne peut plus revenir en arrière. F je suis égoiste. T'rends compte. Désaroi, je reste comme deux rondelles de frite. Et puis j'ai jugé, je les ai jugé. Honte imparable. Un fond de Ben Harper et du riz. Quoi de mieux. Paresser sur le sofa qu'on nommera canapé. Canapé, envie de voir une expo. Plus aucune affiches. En A, tristesse du mois d'aout. Retombée atmosphérique. Trois touristes au mètre carré. Peu comparé au mois de celui qu'on appelle juillet. Parce qu'elle s'en veut, mais c'est pour son bien. Incompréhension et incohérence. Mauvais traits pour l'art japonais, le go. Entre-temps, j'ai continué à vivre. Crispy, c'est V qui le dit. Nous on dirait plutot cornflakes. Mais les clusters, y a pas meilleur. Paroles décousues. Et maintenant, elle doit s'amuser. Youpi tralala. Elle va et vient. Joie. Puis j'ai faim. Parce que là, ça part en bibliothèque. Elle prefere les biberines. Branle-bas de combat. À l'attaque. À l'abordage. À moi le pirate borgne. Chance et trèfle à quatre feuilles. Décidement la rotofile, ce n'est pas pour elle. Ses chaussures sentent la paille. Eclaboussures, à lala le rêve. Des couleurs passées, des filtres. Non merci, je préfère les roulées. Un café, elle en a bu un. Et oui. Elle se madamise. Mais, je ne suis pas encore au stade, où tu need ce café. Et puis, elle ne l'aime pas vraiment encore. En ce moment, il fait plutot vert. C'est une bonne idée. Qu'on passe à table. Dinnertime.
Publié par sö à 19:43:56 dans elle | Commentaires (1) | Permaliens
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