2.Et vous ?
Depuis le 29-04-2007 :
74987 visiteurs
Depuis le début du mois :
2834 visiteurs
Billets :
78 billets
Un vent de jalousie égocentrique, fait le tour de ta chambre. Brassé par le ventilateur, tu t'en prends plein la tête. Comme une envie qu'on te regarde. Tu les pousses à bout pour entendre ce que tu ne veux ouïr. Ton mielleux, pour mieux parler d'elle. Elle, si divine et tellement somptueuse, qu'elle ne passe jamais innaperçut. Là d'un coup, tu te retrouves propulsée au centre des attentions. Jamais, au grand jamais, cela ne t'arrives à toi. On t'adore pour que tu puisses réveler juste un petit secret la concernant. On ne voit qu'elle, elle rayonne. Tellement et toujours plus. Absolue difference. Tu n'as pas de jean-eudes. Tu n'as pas non plus, la beauté incarnée. Tu est plutot du genre car-en-sac, sur fond de nostalgie, comme une plante verte qui jaunie, fanée et que personne n'ose jeter. Parce que tout le monde part, que tu vas travailler, qu'on s'est engueulé. Et que tous sont accompagnés. Tu t'en vas dormir dans ton duvet, seule avec les moustiques et le ventilateur qui te joue la symphonie de l'envieuse. Honte et difficulté d'avouer. Tu n'es pas préteuse. L'avarice te tourne autour comme ces mouches qui n'ont d'yeux que pour elle. Peur de n'être plus. Complexité de partager. Découverte d'une nouvelle facette de ta personnalité. La fourmi devient ta meilleure amie. Les cigales ont disparu, pourtant l'été n'est pas encore achevé. Mais tout le monde, à trouver chaussure à son pied. Aucun bichoco ne traine. Miséricorde. La solitude refait surface après cette semaine de vie en collectivité. Retour aux habitudes, à vos gueules d'amis, et qu'au fond tu es toujours seule. Changement ou tristesse. Envie ou dégout. Trois petits points et puis s'en vont.
Publié par sö à 18:20:34 dans elle | Commentaires (2) | Permaliens
Parce qu'au début, il y a l'angoisse. Et puis qu'on a tous appris à se connaitre. Qu'on en a fait des jeux. Qu'on est devenu tour à tour : luky luke, puis des romains ainsi que des gitans, des extra-terrestres et puis d'autres, pleins d'autres personnages. Parce que vous étiez là, quand elle arrivée, quand elle dormait, quand elle déjeunait, quand elle se brossait les dents, quand elle faisait la vaisselle, quand il faisait chaud, quand il faisait nuit. Bref. Et puis, on s'attache vite. Et puis, on a bien rit. Semaine inoubliable. Semaine de rencontre. Semaine de joie. Somptueuse semaine. Parce qu'à tous, nous étions un groupe hétéroclite. Comme elle dirait E, notre formatrice. Il y aura eu, de bons repas, du chocolat sur les dents surtout pour S, des who's who trouvés et des bien garder. Des nuits écourtées, des moi monsieur l'agent, pouet pouet. Sans oublier, les veillées, les foot et volley improvisés, les fraisou, le tabou, le timeisup. Et puis, des chansons : tête,épaule et genoux, pied. Parce qu'elle est un crumble. Parce que dans le groupe, il y avait une face d'anchois, ainsi qu'une face de tapenade. Et qu'au fond, haï Fafa, c'était magique. Il y en aura eu des sensi, des accroches et des bilans. Parce qu'on se couchait tard, et qu'au petit matin, les max morning avaient du mal à nous réveiller. Parce qu'à la fin, on n'arrivait plus à se quitter. Et puis, qu'on en a pleuré. Et que chacun est parti. Et qu'on ne s'oubliera pas. Merci à vous tous.
Publié par sö à 15:58:40 dans elle | Commentaires (0) | Permaliens
Elle fais ses bagages. Elle s'en va. Elle hésite. Qu'emporter ?
Est-ce bien raisonnable ? Les cornichons, la boîte de tampax, le thé, le gel douche, les babibels et quelques mots à croisés. Et la brosse à dents, la valise, son soutien-gorge, le fromage blanc, une bouteille de contrex à la main et les lunettes de soleil sur le nez. Et pourquoi pas le brownie, du papier toilette, du liquide vaisselle, des tongs et un gros livre ? Euh, sinon, le dictionnaire, une boite d'assortiment de biscuits, sa culotte, des oranges avec le pressoir et un jeu d'échec. Puis, son labello, un coussin, un gros pull, des photos, un plan et un coupe ongles. Mais est-ce vraiment raisonnable ? Le portable, la trousse à maquillage, le sandwich sous célophane, le déodorant, un pote, des chansons plein la tête, des souvenirs, des rêves, un sèche-cheveux et des idées. Et sa couette, du muesli, des boules de pétanques, une serviette de plage, un champoing sec, de l'anti-ride, une pomme et des sudoku.
Elle prend son duvet.
Tout va rentrer ? Angoisse du départ. Trac. Envie. Vite! Vite! L'inconnu m'y convie [charles cros ?]
Publié par sö à 23:46:17 dans elle | Commentaires (1) | Permaliens
Il habite au second, dans un immeuble plutôt architecture ultra moderne, que art classique. Un immeuble, face contre route. Une route secondaire, avec des arbres, des trottoirs et cet ilot d'habitations dont fait parti son logement. Spacieux, lumineux et fonctionnel, comme qu'ils disent les agents de l'immobilier, en costume-cravate-malette. Genre noire.
À côté, pas très loin, à moins d'un kilomètre, un parc. Verdoyant, calme, ensoleillé d'ombres, des bancs, une fontaine et des gens. Il aime à paresser dans ce square, bercé par le bruit des passants. Une poussette, des cliquetis de talons. Hauts, il présume. Il ferme les yeux, et écoute attentivement. De petites vieilles assises sur un banc publique. Elles ne fument pas le cigare. Lui si. Donnent des miettes, des bouts de pain aux canards, pigeons et autre animal doué d'ailes. Il n'ai pas seulement un écouteur de vie. Non! Si. Il prend des photos au grès du vent. Film quelque fois. Écrit un peu aussi. Compose des morceaux, plus que mélodieux. Lit son journal et articles en tout genre. Sur l'herbe, sur une chaise ou sur un banc. Jamais dans un arbre. Il n'a plus sept ans, qu'on se le dise. Et puis, il n'y a pas de monte-charge. Non, vraiment.
Il est là, quand il pleut et que personne n'ose s'aventurer dans le parc. Quand il fait beau. Quand, le soleil joue à cache-cache et que les nuages sont les plus forts. Quand il y a du vent aussi. Quand, les bourasques entrainent dans leurs courses effrénées, les feuilles qui jaunissent et les mégots laissés là malencontreusement dirait-il.
L'été il porte un uniforme bleu. Oui, il est agent de sécurité. Histoire de gagner quatre sous, voire un peu plus. Ce n'est pas qu'il aime ce travail. Non, mais c'est ce parc. Cette fontaine immense, qui arrose à qui veut bien s'approcher. Ces chaises rouges souillées par le temps. Et ces gens qui défilent. Haute couture. Bas résille. Les fréquentations changent avec le soleil. Trois heure, les toboggans sont pleins, plus une chaise de libre. Parc complet, qu'il devrait afficher. Tout est éclat. Heure somptueuse. À quatre heure : heure fatidique. L'heure fourre tout, l'heure des à table. L'heure des beignets et du jus d'orange. Confiseries et pains au lait. C'est l'heure du gouter. Tant attendue par les plus gourmets. Cinq heure sonne, les mères remballent leurs rejetons. Place aux dames. L'heure du thé. Et des petits gateaux. Cigarettes et bonnes manières. Le maquaron fait son entré. Le sucre et le lait, se mélangent aux tintements de tasses. Les hommes jouent. À la belote et aux boules. D'autres fument le cigare ou encore la pipe. Heure enfumée. Heure parfumée. Dix-huit heure arrive. Le bal des chapeaux se terminent. Quelques hommes en smoking font leur apparition. Des étudiants, des travailleurs. Heure de fin de journée. Heure de lassitude. Qui laisse place à l'heure des romanciers vacanciers. Recherche, d'un peu de romantisme. Heure de début de repas. Heure rêveuse. Heure de l'ami du soir bonsoir. Heure où les lampadaires prennent le relais du soleil. Vingt heure. Petits gilets, et gros calins. Heure du journal télévisé. Musique d'ambiance et promenades.
Ah ces heures, où la vie se fait plus rayonnante chaques jours. Il se le dit à chaque fois. Et demain. Et demain, tout recommencera.
Publié par sö à 23:12:49 dans elle | Commentaires (1) | Permaliens
Une bouteille de jus d'orange à la main, ses lunettes sur le nez. Elle compte bien passer innaperçut. Pourtant, elle te croise. Une maille à l'endroit, une maille à l'envers. Aurevoir. Un air de déjà vu. Marre d'etre prise pour une conne. De s'engager. Même pas vrai. N'importe quoi, et puis merde. Marre des phrases inachevées. Des mots qui veulent tout dire, où elle n'y comprend rien. Elle s'y perd. Pourquoi etes vous si compliqués. Marre d'être toujours la dernière au courant. Parce qu'elle s'en fout. Oui. Ou parce qu'elle est trop gentille. Ou est-ce sa naïveté. Elle n'est ni naïve, ni gentille. Elle dit merde. Des mots, toujours des mots. Des mots SDF, des mots qui s'envolent, qui passent, qui sont balancés de droite à gauche. Des mots, des gros, des noms d'oiseaux aussi. Elle aimerait en prononcer. Mais, elle s'est engagée. Encore une fois, comme il dirait. Bonne résolution comme elle dirait,elle. La colère lui fait retrouver son style. Pourquoi qu'ils lui disent tout le temps des trucs, des phrases s'en lendemain, des j'me comprend à la sauce aigre douce. Marre des sous-entendus. Saturation. Elle et vice-versa. Un ras le bol général. Marre d'étre cataloguée, elle fait se qu'elle veut. Pourquoi, toujours des conseils, elle va bien. Marre des idées prononcées que personne ne veut poursuivre. Flemme ou grand dilemme. Marre qu'on lui parle quand ca arrange. Parce qu'elle ne veut se mêlée de rien, et qu'au final, elle en sait en peu plus que prévu. Marre des grands mystères, des petits secrets et des actions sans histoires. Elle est juste elle. Un peu de vent, et la voilà chamboulée d'avant en arrière. Marre des murmures et des tais-toi. Des bouts de mots qui restent coincés, comme un morceau de salade entre deux dents. Elle ne s'y fait pas. Heureusement la brosse à dent est là. Elle qui fait qu'on oublie. Qu'on oublie tout. Qu'on ne voit plus rien. Et que finalement, on en saura pas plus. Marre des diners de cons. Marre des phrases en pointillées. Et des exclamations. Des exacts en bref, elle n'en veut plus. Enfin pas aujourd'hui du moins. Marre d'être toujours la personne à qui on dit : non rien. Parce qu'elle a l'impression que rien ne l'a regarde. Et que d'un côté c'est un peu vrai. Marre d'être prise pour une conne. Complot ou je m'en foutisme à son égard. Elle avance de marre de marre, avec ses grands souliers. Comme une impression d'être une vieille chaussette décolorée par le soleil, qu'on a perdu, et qu'on ne veut même pas retrouvée. Marre d'être une croûte dont personne ne veut. Une fin brève et sans explication. Revanche ou adieu.
Il y a des fois, ou elle a cette impression. Folie mensongère. Elle comprend mieux.
Publié par sö à 15:45:17 dans elle | Commentaires (0) | Permaliens
Commentaires