2.Et vous ?
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<< la moutarde est montée trop vite | ces heures qui ... | elle et sa vie et puis d'autre chose aussi, un assortiment de sentiments, et puis un stage à S-E-D-G : bon vent : pleins de grands B' sur fond de 'isous à tous. Courage, ce n'est qu'une semaine. à tantôt >>
Il habite au second, dans un immeuble plutôt architecture ultra moderne, que art classique. Un immeuble, face contre route. Une route secondaire, avec des arbres, des trottoirs et cet ilot d'habitations dont fait parti son logement. Spacieux, lumineux et fonctionnel, comme qu'ils disent les agents de l'immobilier, en costume-cravate-malette. Genre noire.
À côté, pas très loin, à moins d'un kilomètre, un parc. Verdoyant, calme, ensoleillé d'ombres, des bancs, une fontaine et des gens. Il aime à paresser dans ce square, bercé par le bruit des passants. Une poussette, des cliquetis de talons. Hauts, il présume. Il ferme les yeux, et écoute attentivement. De petites vieilles assises sur un banc publique. Elles ne fument pas le cigare. Lui si. Donnent des miettes, des bouts de pain aux canards, pigeons et autre animal doué d'ailes. Il n'ai pas seulement un écouteur de vie. Non! Si. Il prend des photos au grès du vent. Film quelque fois. Écrit un peu aussi. Compose des morceaux, plus que mélodieux. Lit son journal et articles en tout genre. Sur l'herbe, sur une chaise ou sur un banc. Jamais dans un arbre. Il n'a plus sept ans, qu'on se le dise. Et puis, il n'y a pas de monte-charge. Non, vraiment.
Il est là, quand il pleut et que personne n'ose s'aventurer dans le parc. Quand il fait beau. Quand, le soleil joue à cache-cache et que les nuages sont les plus forts. Quand il y a du vent aussi. Quand, les bourasques entrainent dans leurs courses effrénées, les feuilles qui jaunissent et les mégots laissés là malencontreusement dirait-il.
L'été il porte un uniforme bleu. Oui, il est agent de sécurité. Histoire de gagner quatre sous, voire un peu plus. Ce n'est pas qu'il aime ce travail. Non, mais c'est ce parc. Cette fontaine immense, qui arrose à qui veut bien s'approcher. Ces chaises rouges souillées par le temps. Et ces gens qui défilent. Haute couture. Bas résille. Les fréquentations changent avec le soleil. Trois heure, les toboggans sont pleins, plus une chaise de libre. Parc complet, qu'il devrait afficher. Tout est éclat. Heure somptueuse. À quatre heure : heure fatidique. L'heure fourre tout, l'heure des à table. L'heure des beignets et du jus d'orange. Confiseries et pains au lait. C'est l'heure du gouter. Tant attendue par les plus gourmets. Cinq heure sonne, les mères remballent leurs rejetons. Place aux dames. L'heure du thé. Et des petits gateaux. Cigarettes et bonnes manières. Le maquaron fait son entré. Le sucre et le lait, se mélangent aux tintements de tasses. Les hommes jouent. À la belote et aux boules. D'autres fument le cigare ou encore la pipe. Heure enfumée. Heure parfumée. Dix-huit heure arrive. Le bal des chapeaux se terminent. Quelques hommes en smoking font leur apparition. Des étudiants, des travailleurs. Heure de fin de journée. Heure de lassitude. Qui laisse place à l'heure des romanciers vacanciers. Recherche, d'un peu de romantisme. Heure de début de repas. Heure rêveuse. Heure de l'ami du soir bonsoir. Heure où les lampadaires prennent le relais du soleil. Vingt heure. Petits gilets, et gros calins. Heure du journal télévisé. Musique d'ambiance et promenades.
Ah ces heures, où la vie se fait plus rayonnante chaques jours. Il se le dit à chaque fois. Et demain. Et demain, tout recommencera.
Publié par sö à 23:12:49 dans elle | Commentaires (1) | Permaliens
16-07-2007 23:33
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