2.Et vous ?
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Parées de nos tenues légères façon rouleaux de printemps sur fond de musique classique, nous nous installons. Les pieds emmitouflés prennent la premiere position. Tournées face contre vitre, nos têtes se baladent d'un côté et de l'autre. Nous voilà embarqués dans une danse à l'unisson, parmi le balancement incessant des bras. Pieds et jambes se détachent de cette position de départ et reviennent quasiment au lieu dit, le but étant de ne rien déplacer. (Comme si tout à coup, un éléphant se trouvait dans une boutique de porcelaine cherchant à slalommer d'un rayon à l'autre, tout en se dendinant, essayant tant bien que mal de ne rien casser.) Passons.
La repetiton de tant de gestes tentant la perfection ; nous abordons alors les séries de petits sauts. Fatiguées, essouflées, nous recommencons en montant. Souplesse, délicatesse, grace, force et coordination se réunissent et prenent place sur les portés pour un manège de balotés, de glissade et de sauts-de-chats. Nous rappelant ainsi à tout-instant l'élégance d'un ballet.
Voilà le style cabaret qui apparaît : battements de jambes marquants la mesure. Et puis vient le moment du pieds dans la main, façon poupées désarticulées, le corps en «y» et tout autre déhanchement. Nous retrouvons ensuite le contact au sol, pour continuer les exercices d'assoupliments.
Un arret attendu se fait au tour du robinet, discutant de tout et surtout de rien, nous retrouvons la salle parquée et les notes de sonate. Les pas retrouvent leurs sens et leurs directions. Les corps s'enroulent et se déroulent, ils glissent moitent sur le parquet. Les mouvements se repettent et tentent de raccrocher au même temps. Sur le rythme, nous ne formons qu'un seul souffle. La danseuse n'est plus, l'ensemble est le mot d'ordre. Après de nombreuses tentatives pour recréer l'idée chorégraphique et une bonne heure et demi de sueur, nous quittons l'ambiance et l'apparence moulée. Nous retrouvons nos jeans et nos ballerines de ville.
Publié par sö à 15:26:50 dans elle | Commentaires (0) | Permaliens
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